Délais d’attentes ! Nos explications en clair

Face aux difficultés des patients pour obtenir un rendez-vous, les ophtalmologistes de la clinique Chénieux tentent de trouver de vraies solutions. Interview de Leititia Faure, la responsable administrative du cabinet d’ophtalmologie.

Infomagazine : Pourquoi est-ce aussi difficile d’obtenir un rendez-vous ?

Leititia Faure : Depuis plusieurs années, nous mettons tout en œuvre pour optimiser notre système mais nous sommes victimes de la démographie médicale en France et plus spécialement dans la région.

Sur 5 ans, le nombre d’ophtalmologistes en Limousin a chuté d’environ 20% (départs en retraite et malheureusement plusieurs décès) et ceci conjointement à un vieillissement constant de la population, expliquant aussi une augmentation de la demande de soin.

De plus, l’ophtalmologie a connu des progrès considérables depuis 15 ans, ce qui nous amène à traiter plusieurs pathologies pour lesquelles nous n’avions jusqu’alors pas de solution. Cela nous demande beaucoup de temps et de disponibilités supplémentaires.

Info : Comment vous êtes-vous organisé ?

L.F. : Nous avons pris le parti de limiter nos délais de rendez-vous à 6 mois, ce qui nous parait acceptable pour un rendez-vous de contrôle non urgent et compatibles pour la gestion de nos plannings. Si nous laissions augmenter nos délais en fonction de la demande, nous nous retrouverions vite, comme dans certaines régions, avec des délais de plus d’un an. Ce qui serait ingérable tant au niveau du patient que pour le cabinet. Pour ne pas privilégier certains patients et rester ouvert à tous alors que beaucoup de cabinets en refusent de nouveaux, la sélection se fait en fonction de l’ordre d’appel au début de chaque mois. Ceci explique les longues attentes au téléphone… malgré nos deux standardistes à plein temps. Bien entendu, notre devoir est de rester très accessible pour tous les problèmes urgents, c’est pourquoi une ligne téléphonique leur est dédiée. De même, nous restons disponibles pour toutes les demandes émanant des généralistes.

Info : A court et moyen terme, comment pensez-vous diminuer ce délai ?

L.F. : Premièrement, en intégrant de nouveaux ophtalmologistes dans le cabinet, qui en compte actuellement 10, dont 4 installés depuis 6 ans. Deuxièmement, en favorisant le travail aidé par les orthoptistes, qui peuvent réaliser de nombreux examens complémentaires et assurer une partie des consultations sous supervision médicale. Enfin, nous avons pour projet un agrandissement de la structure par la création d’un centre de réfraction, dédié aux patients qui souhaitent un rendez-vous de contrôle de la vue rapide sous contrôle médical, qui ouvrira ses portes au début de l’année 2015.

Cet article à été publié par InfoMagazine le 9 décembre 2013
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Texte par: loremp ipsum
Crédit photo: lorem ipsum tout droits réservés


Rédigé par le décembre 11 | 2014 à 3:44